Crise dans la télé-réalité : Marianne de Secret Story hospitalisée après un déferlement de hainePermets-moi d'être surpris", Jeremstar, ce détail chez Marianne qui l'a  vraiment choqué au moment de leur rencontre - Public

C’est une séquence bouleversante que Jeremstar a partagée ce jeudi 10 juillet. Dans une interview poignante, Marianne, récemment éliminée de Secret Story, a confié son profond mal-être psychologique. Menacée, harcelée, insultée et victime de grossophobie depuis sa sortie du jeu, la jeune femme a craqué. Les larmes aux yeux, elle a révélé avoir développé des pensées suicidaires. Dépassée par la violence des attaques en ligne, elle a décidé, selon les informations du blogueur, d’être hospitalisée dans un centre spécialisé afin de se couper des réseaux sociaux et tenter de se reconstruire.

Le poids d’un lynchage numérique

Depuis son élimination, Marianne vit un véritable cauchemar. Les accusations de racisme à son encontre, déclenchées après des tensions dans la Maison des Secrets avec la candidate Romy, ont mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux. La jeune femme, surnommée “la candidate aux onze prénoms”, affirme que le montage de l’émission l’a injustement désignée comme la “méchante” de l’histoire. Dans un cri du cœur, elle a accusé Jean-Louis Blot, PDG d’Endemol, de l’avoir exposée sans protection à un tsunami de haine.

Confinée chez elle depuis une semaine, elle ne dort plus, et dit regretter amèrement sa participation à l’émission. “Ça m’a détruite à vie”, a-t-elle lâché, en larmes. Le soutien de quelques internautes n’a pas suffi à contrebalancer la vague de haine dont elle est la cible. Face à cette situation critique, Marianne a sollicité son admission dans un centre de repos pour échapper à cette spirale infernale.Jeremstar, la chute de l'influenceur qui faisait trembler la télé-réalité

Le précédent tragique de FX ressurgit

Ce n’est pas la première fois qu’un ancien candidat de Secret Story plonge dans une détresse psychologique après sa participation. Il y a quinze ans, FX, figure emblématique de la saison 3, avait lui aussi été malmené par la notoriété brutale. Après avoir tenté un retour via l’émission Carré ViiiP, il avait fini par se suicider en août 2011. L’histoire semble se répéter, et soulève de nouveau une question sensible : les candidats sont-ils suffisamment préparés psychologiquement à la célébrité fulgurante et à la violence numérique ?

Des tests psychologiques trop légers ?

Jeremstar, au cours de l’entretien, n’a pas manqué de poser LA question que beaucoup d’internautes se sont également posée : comment Marianne a-t-elle pu passer les tests psychologiques requis pour intégrer Secret Story ? « Tu as passé les entretiens psychologiques avant l’émission ? Permets-moi d’être surpris que tu les aies réussis », lui a-t-il lancé, sidéré. Pourtant, Marianne affirme qu’à l’époque, tout allait bien, qu’elle se sentait en parfaite santé mentale. C’est bien l’après-Secret Story qui a tout fait basculer.

Avant leur entrée dans la Maison, tous les candidats doivent passer une série de tests, dont une évaluation psychologique censée être rigoureuse. Mais selon plusieurs témoignages récents, ces entretiens ne seraient pas aussi fiables qu’on pourrait l’espérer. Une ancienne candidate, interrogée anonymement par Public, affirme que ces tests sont généralement « bâclés », souvent réalisés par téléphone, et durent moins de 30 minutes. Elle les juge « superficiels » et destinés davantage à protéger la production juridiquement qu’à détecter d’éventuels troubles ou vulnérabilités chez les futurs participants.

Une candidate de Secret Story hospitalisée et placée dans un centre de  repos: "Je ne vois pas d'autre issue que m'endormir et ne jamais me  réveiller" - La DH/Les Sports+

Une assistance psychologique… en pointillés

Pendant l’émission, une psychologue est censée accompagner les candidats, à leur demande, lors de séances dans le confessionnal. Mais dans les faits, cette aide semble très peu sollicitée. Marianne, par exemple, affirme ne jamais en avoir ressenti le besoin durant son séjour dans la Maison. C’est après sa sortie que la chute a été brutale. Elle confie n’avoir été contactée que très rarement par la psychologue, et toujours par téléphone, ce qui l’a laissée seule face à la tempête numérique.

Ce manque de suivi soulève une autre problématique majeure : la responsabilité des productions dans la santé mentale des candidats. Dans un contexte où les polémiques éclatent à vitesse grand V sur les réseaux, où les internautes se déchaînent sans retenue, les participants se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes, sans protection réelle ni encadrement suffisant.

Le miroir brisé de la célébrité express

Marianne, qui rêvait sans doute de notoriété et de nouvelles opportunités, se retrouve aujourd’hui brisée. Loin des projecteurs, elle lutte désormais pour retrouver un équilibre mental. Son témoignage met en lumière la nécessité d’un changement profond dans la manière dont les émissions de télé-réalité recrutent, encadrent et accompagnent leurs candidats.

Si le cas de Marianne provoque une onde de choc, il pourrait aussi marquer un tournant. Peut-être est-il enfin temps d’imposer des protocoles de sélection plus rigoureux, des suivis post-tournage systématiques, et une vraie prise de conscience collective sur la violence des réseaux.

La télé-réalité, si elle continue de faire rêver certains, doit aussi ouvrir les yeux sur ses responsabilités. Car derrière les buzz et les audiences, il y a des êtres humains – parfois fragiles – et des vies qui peuvent basculer.