Polémique autour du téléfilm “Oradour, ne m’oublie pas” : les associations historiques s’inquiètent
L’annonce du prochain téléfilm de TF1, “Oradour, ne m’oublie pas”, fait déjà couler beaucoup d’encre, plusieurs mois avant sa diffusion. Si le projet promet un drame poignant avec pour toile de fond l’un des événements les plus tragiques de l’histoire contemporaine française, il suscite aussi de nombreuses interrogations, notamment de la part des associations locales de mémoire. Et ce n’est pas tant la présence de M. Pokora dans le rôle principal qui dérange, que la nature même du scénario.
Un projet annoncé sans concertation
C’est à l’occasion de la conférence de presse de rentrée du groupe TF1 que le public a appris l’existence de ce téléfilm, qui reviendra sur le massacre d’Oradour-sur-Glane du 10 juin 1944. Ce jour-là, 643 habitants — hommes, femmes et enfants — furent massacrés par les troupes nazies de la division Waffen-SS “Das Reich”, dans ce petit village de Haute-Vienne, à une vingtaine de kilomètres de Limoges. Le drame reste à ce jour le plus grand massacre de civils commis sur le sol français par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.
C’est donc un sujet d’une extrême sensibilité. Pourtant, plusieurs associations de mémoire ont découvert le projet… dans la presse. Une démarche inhabituelle et perçue comme un manque de respect envers ceux qui œuvrent au quotidien pour faire vivre le souvenir de cette tragédie.
M. Pokora, dans un registre inédit
Ce qui attire d’abord l’attention, c’est le casting. Le chanteur et comédien M. Pokora, surtout connu pour ses performances sur scène et ses rôles dans des comédies musicales ou de fiction populaire, tiendra ici un rôle très éloigné de son univers habituel. Il incarnera un officier des Forces Françaises Libres parachuté près d’Oradour, en pleine mission. Son personnage retrouvera sur place un amour de jeunesse, une femme fuyant un mari violent avec sa fille. Le récit entremêle donc fiction sentimentale et faits historiques, jusqu’à croiser de près le drame d’Oradour.
Cette approche narrative, mêlant histoire vraie et fiction romancée, est précisément ce qui suscite l’inquiétude des associations locales.
Un devoir de mémoire en danger ?
« Nous ne sommes pas opposés aux fictions », tempère Fabrice Escure, président du Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane, interrogé par BFMTV. « Mais nous ne souhaitons pas que l’histoire de la commune soit romancée. » Pour lui, la priorité reste la véracité des faits et le respect de la mémoire des victimes. Ce qui choque le plus, c’est l’absence totale de concertation : « Habituellement, nous sommes informés de ce type de projet en amont. Là, c’est la presse qui nous l’a appris. »
Le président tient cependant à souligner qu’il n’existe aucun doute ou critique particulière à l’égard de M. Pokora lui-même : « En aucun cas, il y a un scepticisme sur la figure de Matt Pokora, uniquement sur la genèse du projet. »
Le risque, selon les associations, serait que la fiction détourne l’attention du drame historique, voire en altère la compréhension. Dans une époque où les fake news circulent facilement, et où la mémoire historique est régulièrement instrumentalisée, le choix de romancer un épisode aussi tragique apparaît pour beaucoup comme un pari dangereux.
Une réponse rapide de la production
Face à la vive réaction des acteurs locaux de la mémoire, la production n’est pas restée sourde. Selon les informations de BFMTV, des contacts ont rapidement été pris avec les représentants du Centre de la Mémoire d’Oradour. Un rendez-vous devrait prochainement avoir lieu afin de clarifier les intentions du projet, présenter le scénario plus en détail et, peut-être, ajuster certains éléments.
Pour le moment, TF1 n’a communiqué ni date de diffusion, ni précisions sur le ton exact du téléfilm. Il reste donc encore beaucoup d’inconnues autour de cette production, qui devra trouver l’équilibre entre exigence artistique, respect historique et devoir de mémoire.
Une polémique révélatrice
Cette controverse soulève une question essentielle : jusqu’où peut-on aller dans la fiction quand il s’agit d’épisodes aussi douloureux de notre histoire collective ? Les artistes doivent-ils s’autocensurer pour ne pas froisser les sensibilités ? Ou au contraire, leur liberté d’expression doit-elle primer, au risque de heurter certains gardiens de la mémoire ?
Dans le cas d’Oradour-sur-Glane, où le silence des ruines parle encore de lui-même, la prudence semble de mise. Chaque représentation, chaque récit, chaque image contribue à façonner la manière dont les générations futures comprendront ce qu’il s’est passé ce 10 juin 1944.
Alors que le téléfilm “Oradour, ne m’oublie pas” s’annonce comme un événement télévisuel fort, il reste à espérer que la promesse de mémoire, contenue dans son titre, sera tenue jusqu’au bout. Non seulement par respect pour les victimes, mais aussi pour garantir que ce souvenir, si douloureux soit-il, ne soit jamais effacé.
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