Dans Demain nous appartient, la série phare de TF1, une intrigue particulièrement intense remue les personnages et les téléspectateurs : l’infidélité de Swann (interprétée par Charlie Noun) avec Martial, le meilleur ami de son compagnon François. Cette situation explosive culmine lorsque François découvre la trahison et que Martial est retrouvé mort, un drame aux conséquences dramatiques. L’actrice Charlie Noun s’est récemment confiée sur cette intrigue complexe, révélant à quel point elle a été affectée psychologiquement et physiquement par son personnage, Swann.

Tout commence lorsqu’un souffle de suspicion traverse Saint-Jean. François ressent que quelque chose cloche dans la relation et finit par découvrir que Swann l’a trompé avec son ami Martial. Cette révélation secoue l’équilibre du couple : la confiance est brisée, la jalousie surgit, et Swann bascule en pleine culpabilité. Le lendemain, François se rend chez Martial et découvre son corps sans vie, étendu sur la chaussée. Face à ce choc, il doit annoncer le drame à Swann, à son ami Adam et à la famille. Le poids de l’émotion est palpable, et la culpabilité de Swann atteint son paroxysme. Le meurtre de Martial ne fait qu’amplifier la détresse du personnage.

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Dans une interview accordée à la presse, Charlie Noun a décrit cette storyline comme l’une des plus exigeantes qu’elle ait eues à jouer. Elle explique :

« Soit Swaic est de mauvaise foi, mais elle n’est pas menteuse : la limite est très mince. »
Ainsi, la complexité morale du personnage la passionne, mais l’immerge aussi dans un profond malaise. Swann ne voulait pas tromper, mais son cœur l’a poussée à commettre l’irréparable ; ce conflit interne échappe à l’actrice et à son audience.

Charlie Noun ressent très clairement cette tension intérieure et la subit en tant que personne réelle. Elle déclare :

« Cette intrigue va complètement à l’encontre de ce qu’est … je suis profondément. Je déteste le mensonge dans la vie, je déteste la tromperie, encore plus avec le meilleur ami de son mec. Pour moi, tout ce que fait Swaic c’est trop difficile. »
Elle souligne combien interpréter ce rôle l’a bousculée émotionnellement : « Ça m’a perturbée et ça m’a fait mal dans mon corps de jouer ces trucs ».

Interpréter un personnage pendant un mois ou deux n’est pas comparable à une immersion de près de deux ans et demi. L’actrice se sent investie, s’approprie le rôle dans sa globalité :

« Quand on interprète un rôle pendant deux ans et demi, il y a une espèce d’appropriation de l’identité du personnage. »
Ainsi, Swann devient presque une seconde peau, avec ses contradictions, sa douleur et sa culpabilité.

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Charlie Noun explore également la dimension physique de cette fatigue psychique : elle révèle avoir ressenti de la honte intense, comme si elle portait elle-même la faute de son personnage :

« Moi, j’avais honte de ce qu’elle avait fait, c’était vraiment très intense émotionnellement… »

Le quotidien de tournage a été envahi par cette intrigue tourmentée. Charlie Noun a expliqué que, dès qu’un scénario la plonge dans les affres de la culpabilité, de la peur ou de la souffrance morale, elle ne peut échapper à cette humeur sombre, même en dehors des plateaux. Les longues séquences où Swann doit confronter François, affronter les conséquences de sa part d’ombre, ou encaisser la nouvelle de la mort de Martial, ont constitué un processus éprouvant. L’actrice ne se contente pas de déclamer des répliques : elle ressent la détresse de Swann, la porte en elle, la fait sienne, parfois malgré elle.

À plusieurs reprises, Charlie Noun confie combien jouer Swann l’a poussée à se questionner sur la frontière ténue entre la raison et le mensonge, entre l’amour et la trahison. Elle explique avoir dû fouiller au plus profond de sa sensibilité, aborder un malaise moral où l’acte trahissant est irrémédiablement lié à un sentiment d’amour coupable. Elle raconte également les scènes où Swann tente d’expliquer, de se justifier, de se défendre devant François sans réussir à trouver les mots : ces séquences étaient particulièrement éprouvantes. L’actrice ressentait l’authenticité du désespoir, la fragilité du pardon, l’impossibilité parfois du pardon.

Cette immersion totale dans l’état d’esprit de Swann ne s’arrête pas à la fin des prises. Charlie Noun évoque les moments de solitude, les jours où elle rentrait chez elle encore habillée par l’humeur de Swann : des bouffées d’angoisse, des interrogations bouleversées, comme si son propre équilibre était déséquilibré par la fiction. Elle confie que cela prend du temps de se défaire de cette “peau” dramatique, de passer de l’univers tourmenté du plateau à la quiétude de sa vie personnelle, avec famille et proches.

Pour elle, il est essentiel de maintenir une « barrière psychologique » : un moment où elle peut se détendre, retrouver la paix, lâcher prise. Elle pratique des rituels comme écouter de la musique réconfortante, discuter avec ses amis ou marcher dehors pour retrouver son axe. Elle explique qu’elle prend la peine, à la fin de chaque journée de tournage, de conscientiser que Swann reste un rôle, une dramaturgie, et qu’elle, Charlie, revient chez elle avec son corps, son esprit et ses valeurs intactes.

Les retours du public n’ont pas tardé à affluer. De nombreux fans ont exprimé leur admiration, soulignant à quel point Swann les faisait trembler : ses émotions, sa fragilité, le gouffre moral dans lequel elle tombe. Beaucoup décrivent Charlie Noun comme celle qui « donne vie à Swann » et qui parvient à rendre son comportement contradictoire compréhensible, même si impardonnable. Les commentaires sur les réseaux sociaux témoignent d’une empathie assez rare : la plupart des téléspectateurs ressentent la tension, le désarroi, la complexité de son personnage, tout en condamnant ses actes. Ils sont captivés par cette capacité de l’actrice à provoquer autant d’émotion profonde grâce à des choix de jeu sensibles et cohérents.

Parmi les révélations de Charlie, on découvre que la scène la plus difficile à tourner n’est pas même celle de la révélation de l’infidélité, mais plutôt la scène où Swann apprend la mort de Martial. Elle dit :

« J’ai chialé toute la journée… Ce n’était pas que du jeu. C’était comme si Swann perdait une partie d’elle-même à travers Martial, et que je voyais ce vide en elle. »

Elle a dû trouver en elle une intensité proportionnelle à la violence de l’événement. Pour restituer le choc, la douleur, l’incrédulité, elle a puisé dans des souvenirs personnels de chagrin, pour que le geste, la voix, le regard soient porteurs de cette vérité émotionnelle. Et tout cela, tout en sachant qu’il fallait rendre le personnage crédible, émouvant, mais pas misérable : Swann est une femme complexe, qui assume ses responsabilités, mais est déchirée par la honte, l’amour perdu et la douleur de la trahison.

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La mise en scène de TF1, la réalisation et la photographie ont renforcé cet effet dramatique : lumières tamisées, plans serrés, silence pesant… Tous les ingrédients ont été choisis pour rendre ce moment inoubliable. Charlie Noun considère qu’elle a bénéficié d’un cadre favorable pour exister, pour donner une dimension humaine et crédible à son personnage dans ces épisodes intenses.

Les collaborateurs de production ont salué son investissement, son orientation vers l’authenticité. Les scénaristes ont salué l’écho moral de l’intrigue, rappelant que la culpabilité n’est pas seulement une idée : c’est une tension, un vecteur dramatique puissant, rendu palpable par le jeu convaincant de l’actrice.

Enfin, Charlie Noun a tenu à souligner l’importance d’une telle intrigue dans une série populaire :

« Cela invite chacun à se poser la question de la trahison, du pardon et de la responsabilité. Cette histoire va au cœur des émotions humaines. Et si, sur le plateau, ça m’a bouleversée, j’espère que ce sera aussi utile et fort pour chaque spectateur. »